Improvisation Théatrale

Ce vendredi 27 janvier 2017, nous avons assisté à un match d’improvisation théâtrale au CDI de St Do. L’équipe de St Dominique, la Dominik a rencontré les Litchi, une équipe du Chesnay.

Dans le cadre des Parcours d’Excellence dispensés au lycée, leur coach, Hélène FARRET-CASSEGRAIN, leur enseigne tout au long de l’année les multiples techniques d’improvisation.
Hélène est également professeur d’Histoire-Géographie pour les 1ères et enseignante pour les ULIS à St Dominique.
Sa passion du théâtre l’amène aussi à se produire dans des one woman shows ….

C’est dans le cadre des Parcours d’Excellence qu’ Hèlène a eu l’idée de proposer aux lycéens des cours d’improvisation théâtrale.
Construire et faire évoluer une histoire avec un tempo qui fera monter progressivement la tension avant de trouver son issue.
Développer une banque de personnages complexes et captivants pour garder l’attention du public : le physique (façon de se déplacer, la posture), la voix (timbre de voix et façon de s’exprimer), les tics et manies, le passé (ce qu’a déjà vécu le personnage), le caractère et la personnalité.

Mais l’improvisation théâtrale, c’est aussi une belle leçon de vie puisqu’elle apprend à chacun des joueurs à ne pas s’enfermer à vouloir faire ou dire des choses, à respecter et à s’appuyer sur ses partenaires, à ne pas avoir peur du ridicule et à avoir confiance les uns envers les autres.

L’improvisation commence par l’échauffement …

Puis chaque équipe entonne son hymne …
L’Equipe des Dominik : Elsa Ribard, Aurore Pasquali, Augustin Ballouhey, Thibaud Mayet Leroux, Maxence Leclerc, Jérémy To. 

Ces deux équipes, composées de six joueurs, se sont affrontées dans des improvisations comparées – chaque équipe, à tour de rôle, a improvisé sur le même thème –
et dans des improvisations mixtes – les deux équipes ont improvisé ensemble sur le même thème.


L’ arbitre, accompagné d’un assistant, a veillé à ce que le jeu se déroule selon les règles.
Après avoir lu à haute voix, le type de l’improvisation et le thème, il a défini le nombre de joueurs et la durée du match.
Puis place au « caucus » : les joueurs ont 30 secondes pour se concerter et prendre place sur la scène.
L’arbitre signale le début de l’improvisation par un coup de sifflet.
Dans le cas d’une improvisation comparée, un palet de hockey est lancé pour décider quelle équipe débutera.

L’arbitre est le maître absolu du jeu.
En tout temps, il peut imposer une pénalité à un joueur ou à une équipe
pour toute infraction nuisant à la qualité du jeu ou au déroulement de la partie.
Au cours d’une improvisation, il signale une faute au moyen d’un « Kazou » (sifflet au son nasillard).
L’improvisation terminée, chaque spectateur est appelé à voter pour l’équipe
qui lui a semblé être la plus réactive, drôle, constructive, imaginative…
en levant son carton de vote de couleur.

Pour la petite histoire …
Le Match d’Improvisation Théâtrale a vu le jour à la fin des années soixante dix, à Montréal au Québec. Ceci grâce à l’initiative de deux comédiens du Théâtre Expérimental : Robert GRAVEL et Yvon LEDUC. Ils imaginent un concept mariant le sport, le jeu et le spectacle. En récupérant les maillots rayés et les règles générales du hockey sur glace, ils vont essayer de procurer aux spectateurs et acteurs, le frisson du direct et l’impression de risque permanent. Ce concept arrivera en France en 1980 et connaîtra un succès fulgurant grâce à la Ligue d’Improvisation Française, qui permettra la démocratisation de ce sport.