Swan et Téa, 2 cavalières hors pair

Nous avons rencontré Swan et Téa Benhamou, deux sœurs, toutes deux championnes d’équitation et collégiennes à St Do, en 4ème E et 5ème B.

Elles reviennent de la Tournée des AS, à Jardy et à Fontenaibleau, et se préparent actuellement pour les Championnats de France au mois de juillet qui auront lieu à la Motte Bevron. Plus de 5000 cavaliers vont concourir ….

 Quels types d’épreuves pratiquez-vous ?
Nous faisons des concours de saut d’obstacles sur des poneys.

Depuis combien de temps pratiquez-vous l’équitation ?
Swan :
Je monte depuis l’âge de 7 ans.
Téa :
Moi je monte depuis l’âge de 5 ans.

Et en compétition ?
Cela fait 3 ans que nous faisons de la compétition.
Swan :
j’ai passé mon galop 5, les galops étant les examens que passent les cavaliers. Il y a 9 galops au total .  
Téa : moi, j’ai passé mon galop 3

Comment a commencé cette passion ?
Cette passion nous a été transmise toutes jeunes par maman qui a fait beaucoup d’équitation dans sa jeunesse.

Quel est le rôle, l’investissement de vos parents dans ce projet sportif ?
Chaque année, nous faisons entre 15 et 20 concours régionaux. Cela demande donc à maman beaucoup de temps, d’assiduité et de disponibilité.

Où vous entrainez-vous ?
Nous nous entraînons en Bourgogne au domaine de Clairis, où nos poneys sont en pension.

Pour les profanes que nous sommes, pouvez-vous, nous en expliquer les règles ?
Sur le parcours dont le temps est limité, nous avons 12 obstacles à sauter qui sont chronométrés soit totalement soit partiellement. Le parcours dure en moyenne 1 minute.
Le but du parcours est d’obtenir zéro. Ce qui correspond à un parcours sans faute.
S’il y a 1 refus, une dérobade ou une désobéissance du poney, on obtient 4 points.
S’il y a 3 refus ou une chute, c’est l’élimination.
1 barre qui tombe, c’est 4 points. Il n’y a pas d’élimination si on fait tomber toutes les barres.
Si 2 cavaliers font un parcours sans faute, c’est alors le temps qui va les départager.
Le plus important dans l’équitation c’est le couple cavalier monture, nous devons faire qu’un alors que nous sommes deux !

Parlez-nous de vos poneys …
Comment les avez-vous choisis ? Quel est leur âge, leur nom ?

Le choix des poneys est lié à plusieurs critères : leur niveau de dressage, leur taille, leur âge, leur palmarès et leurs capacités. S’ajoute à cela les épreuves que nous souhaitons faire : vitesse, saut d’obstacles…
Swan : Mon poney est un maître d’école, cela veut dire qu’il est très bien dressé. Il s’appelle Satanas et il a 10 ans.
Téa :
Mon poney est de race Welsh, il s’appelle Vitus, et il a 7 ans. Il est encore en phase d’apprentissage.

Est ce que c’est vous qui les avez dressés ?
Nous ne dressons pas les poneys dans le début de l’apprentissage mais nous continuons à les faire progresser lors de cors de dressage.

Quel est votre entrainement type, en période de préparation et pendant la saison des tournois ?
Nous nous entraînons 1 week-end sur 2 et la moitié des vacances scolaires. Lorsque nous avons un concours le dimanche, le samedi est le jour de reprise, c’est à dire que nous nous préparons aux obstacles et après nous vérifions le matériel : selle, filet, protection de transport, seaux pour la boisson et l’alimentation, protection pour l’obstacle (guêtres…)

Comment arrivez-vous à concilier compétition et école ?
Nous devons faire preuve d’anticipation, surtout quand nous avons des concours le week-end. Nous nous avançons dans nos devoirs la semaine.

Quelles sont pour vous les qualités essentielles qu’il faut avoir dans ce sport ?
Il faut avoir un moral d’acier car vous pouvez être éliminé dès le 1er obstacle alors que vous vous êtes levée à 5h du matin pour préparer le poney et reconnaître le parcours.
Il faut aussi être très disciplinée car on ne peut pas faire n’importe quoi avec un animal qui pèse 300kg.

Selon vous, vos résultats sont le fruit de beaucoup de talent, ou beaucoup de travail ? 
Incontestablement c’est le fruit de notre travail mais c’est tout de même la combinaison des deux, talent et travail, qui fait le résultat.

De quelle manière abordez-vous une nouvelle compétition ? Avez-vous une « routine » de préparation particulière ?
Avant le début de l’épreuve, nous faisons une reconnaissance du parcours à pied avec notre entraîneur. Nous devons mémoriser les obstacles. Ce qui nous demande beaucoup de concentration et de mémorisation.
A quelques minutes du début de la compétition, nous nous enfermons toutes les deux dans notre bulle afin de refaire le parcours avec nos doigts.

Quelle a été votre plus grande joie ?
Swan : Ma plus grande joie fut en 2015 quand j’ai remporté le concours de Barbizon. Je suis arrivée 1ère sur 43 participants.
Téa :
Pour moi ce fut en 2014 quand j’ai concouru mon premier championnat en équipe avec Swan ; nous sommes arrivées 21/67.

Quels sont vos objectifs à court terme ?
Swan :
L’année prochaine, je voudrais participer à des épreuves « P élite », c’est à dire sauter 1 m. Aujourd’hui je saute régulièrement jusqu’à 90 cm et à l’occasion 1,10 m en puissance sur un obstacle.
Téa
: De mon côté je souhaiterais accéder aux épreuves P1, c’est à dire sauter environ 90 cm. Je saute actuellement 80 cm.
A titre indicatif, la hauteur maximale franchie par un poney est de 1,35m.

Swan et Téa souhaiteraient devenir des cavalières professionnelles mais c’est un sport extrêmement onéreux et qui demande un entraînement quotidien. Nous leur souhaitons bonne chance pour les championnats de France !

Si comme Swan et Téa, vous avez des aptitudes, un talent particulier en danse, chant, sport, musique ou tout autre domaine, N’hésitez pas à nous contacter afin que nous vous mettions en lumière !